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À Montréal, 43 % des hommes âgés entre 25 et 34 ans vivraient une détresse psychologique probable

À Montréal, 43 % des hommes âgés entre 25 et 34 ans vivraient une détresse psychologique probable - Colloque régional montréalais sur la santé et le bien-être des hommes

Colloque régional montréalais sur la santé et le bien-être des hommes

Dans le cadre du cinquième Colloque régional montréalais sur la santé et le bien-être des hommes qui se tient aujourd’hui au Centre St-Pierre, les résultats exclusifs d’un sondage SOM portant sur la demande d’aide des hommes de Montréal ont été dévoilés.

Selon ce sondage, 25 % des hommes sont en situation de détresse psychologique probable, mais seulement 29 % de ces hommes rapportent avoir demandé l’aide d’une ressource psychosociale. Plus préoccupant, 43 % des hommes âgés entre 25 et 34 ans vivraient une détresse psychologique probable. 1 542 hommes montréalais ont répondu à ce sondage, réalisé au printemps 2019 à la demande du Comité régional en santé et bien-être des hommes de l’Île de Montréal, sous la coordination du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal et du Regroupement des organismes pour hommes de l’Île de Montréal (ROHIM). Ce sondage identifie les facteurs qui facilitent la demande d’aide de ces hommes, ce qui les amène à consulter, ainsi que leurs préférences en matière d’intervention.

« Il était important pour nous de mieux comprendre ce qui peut favoriser la demande d’aide des hommes, de connaître leurs préférences et ce qu’ils estiment être le plus important lorsque vient le moment de consulter », a précisé Janie Houle (Ph.D.), première auteure du sondage et conférencière, professeure au Département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal et chercheure au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal

Les faits saillants du sondage pour la région de Montréal

  • 25 % des hommes interrogés seraient en situation de détresse psychologique probable, selon l’échelle de détresse psychologique en six points, qui mesure la fréquence perçue de certains états mentaux ou physiques, comme se sentir nerveux, fatigué au point où tout est un effort, déprimé, agité ou incapable de tenir en place, bon à rien ou désespéré.
  • Les hommes sont peu portés à consulter, surtout en matière psychosociale. Près de 82 % disent avoir consulté un médecin de famille ou un spécialiste au cours de la dernière année, seulement 17 % rapportent avoir consulté un intervenant psychosocial.  
  • Les situations pour lesquelles les hommes sont les plus susceptibles de consulter sont celles où ils constatent que leur problème a un impact sur leur enfant, ou encore s’ils pensaient au suicide. Les hommes estiment à 74 % la probabilité qu’ils consultent si leurs problèmes avaient un impact sur leurs enfants et à 72 % la probabilité qu’ils consultent s’ils pensaient au suicide. Les autres situations sondées, comme se sentir déprimé (61 %), une conjointe ou un conjoint qui menace de le laisser (60 %), une séparation conjugale (59 %), se sentir déprimé (61 %), la perte de la libido (59 %) ou la perte d’un emploi (51 %) ont un impact beaucoup moins grand sur la probabilité de consulter.
  • Pour les hommes, le facteur le plus important pour les amener à consulter (40 %), c’est de sentir que l’intervenant pourra réellement les aider à régler leur problème. Qu’au-delà de l’écoute, ils recevront une rétroaction, des outils concrets et des conseils donnés par des intervenants crédibles.
  • La gratuité des services ou leur faible coût est un facteur considéré comme « très aidant » par 61 % des hommes interrogés. La barrière financière doit être éliminée le plus possible pour favoriser la demande d’aide des hommes.
  • Pour 66 % des hommes anglophones, il est crucial que les services soient disponibles dans leur langue maternelle.
  • La façon d’accueillir la demande est également importante. Il est « très aidant » pour certains hommes de pouvoir se rendre directement sur place, sans rendez-vous (39 %) ou de pouvoir prendre un rendez-vous par internet (43 %).
  • Les proches peuvent aussi faciliter la demande d’aide. Pour plusieurs hommes, il est très aidant qu’un proche prenne le rendez-vous pour eux (10 %) ou qu’il l’accompagne lors de la première rencontre (17 %).
  • Les médecins ont un pouvoir d’influence important. Les hommes estiment à 77 % la probabilité de consulter un intervenant psychosocial si un médecin le leur recommandait. L’influence du médecin est plus grande que celle du conjoint ou de la conjointe (68 %) et des amis (60 %).
  • Enfin, il faut mieux faire connaitre les ressources d’aide, par exemple à l’aide d’un site internet spécialisé qui répertorie et présente l’ensemble des ressources destinées aux hommes. Le site internet est la modalité de communication préférée par 72 % des hommes interrogés.

Faits saillants pour certains territoires de l’Île de Montréal

  • Sur le territoire du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, 35% des hommes sondés vivent une détresse psychologique probable (25 % pour l’ensemble de Montréal). 20 % de ceux-ci estiment également que leur santé physique et mentale est passable ou mauvaise (10 % pour l’ensemble de Montréal). Les hommes de ce territoire sont toutefois moins nombreux à ne jamais avoir consulté de ressource ou d’intervenant psychosocial (42 % comparativement à 50 % pour l’ensemble de Montréal).
  • Au CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal, une proportion plus importante d’hommes indique que le facteur le plus important pour consulter est que l’intervenant parle anglais (18 % comparativement à 9 % pour l’ensemble de Montréal).

« Les résultats de ce sondage permettront aux différents établissements du réseau de la santé et des services sociaux montréalais de mieux adapter leurs actions en santé et bien-être des hommes et de tenir compte des particularités propres à leur territoire et à leur population », mentionne Manon Lusignan, chef du Service régional des activités communautaires et de l’itinérance et répondante régionale du plan d’action montréalais en santé et bien-être des hommes au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.

Ces données mettent en lumière que plusieurs facteurs ont un impact sur la décision des hommes de la région de Montréal de consulter ou non. « Ils nous permettent de mieux comprendre ce qui caractérise la demande d’aide des hommes montréalais et de mieux intervenir en tenant compte de leurs réalités particulières », indique Raymond Villeneuve, président du ROHIM.

 

Comité régional en santé et bien-être des hommes de l’Île de Montréal

Le Comité régional en santé et bien-être des hommes de l’Île de Montréal regroupe les cinq Centres intégrés universitaires en santé et services sociaux (CIUSSS), les cinq établissements non-fusionnés de la région de Montréal et le ROHIM. Son mandat est de soutenir la mise en œuvre du plan d’action régional montréalais en santé et bien-être des hommes, ainsi que des plans d’action locaux.

Pour obtenir plus de renseignements

  • Pierre Brassard
    Regroupement des organismes pour hommes de l’île de Montréal
    514 793-5660
    coordonnateur@rohim.net
  • Relations médias du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal
    Lundi au vendredi, de 7 h à 17 h : 514 376-3748
    Soirs et fin de semaine : 514 528-2477
    relations.medias.ccsmtl@ssss.gouv.qc.ca

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Dernière mise à jour le : 04 décembre 2019