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Avis sur les émissions atmosphériques d’arsenic dans l’est de Montréal en 2019

Avis sur les émissions atmosphériques d’arsenic dans l’est de Montréal en 2019

 

Les concentrations d’arsenic dans l’air ont diminué en 2019 près de l’affinerie CCR. C’est ce qu’a constaté la Direction régionale de santé publique de Montréal (DRSP) dans son deuxième avis publié sur la présence d’arsenic dans l’air de l’est de Montréal.

 

Malgré l’amélioration observée l’an dernier, les concentrations d’arsenic dans l’air ont quand même dépassé la norme provinciale, utilisée à titre de référence, dans deux des trois stations d’échantillonnage situées à proximité de l’affinerie. Même si la DRSP considère que les quantités mesurées dans ces stations posent un risque faible pour la santé, elle estime essentielle la poursuite des efforts pour s’assurer que la population ne soit pas exposée à des concentrations plus élevées que la norme provinciale sur une longue période.

 

La norme provinciale établit à 3 ng/m3 la concentration moyenne annuelle maximale d’arsenic dans l’air ambiant. La station située sur le toit du Centre Édouard-Rivet et celle sur le terrain de l’entreprise Chimie Parachem ont présenté des moyennes annuelles respectives de 5,1 et 5,4 ng/m3 d’arsenic. La station du jardin communautaire BP Tétreaultville, pour sa part, a enregistré des concentrations sous la norme, soit 2,8 ng/m3. 

 

La DRSP rappelle que l’affinerie CCR a suivi les recommandations émises en 2018 dans son premier avis. L’entreprise a amélioré ses installations, notamment par la mise en fonction d’un dépoussiéreur et de deux stations d’échantillonnage d’air.  

 

Pour continuer à réduire l’exposition de la population aux émissions d’arsenic dans l’air ambiant du secteur, la DRSP recommande dans son nouvel avis

À l’affinerie CCR

  • De poursuivre le suivi à court terme des concentrations atmosphériques de métaux aux trois stations d’échantillonnage
  • De maintenir les mesures de mitigation à long terme afin de s’assurer de la diminution des concentrations d’arsenic dans l’atmosphère (dépoussiéreur, etc.).

À la Ville de Montréal 

  • D’intégrer le suivi à long terme des concentrations atmosphériques de métaux dans le secteur à son Réseau de surveillance de qualité de l’air (RSQA), et de rendre ainsi disponibles à la population les données sur internet
  • De s’assurer du respect des normes d’émissions atmosphériques d’arsenic par les autres entreprises du secteur. 

À la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM)

  • D’intégrer la norme annuelle (3 ng/m3) pour les concentrations atmosphériques d’arsenic aux normes en vigueur sur l’Île de Montréal, afin de mieux refléter l’exposition à long terme de la population à ce type de polluant.

 

Consultez l’Avis sur les émissions atmosphériques d’arsenic dans l’est de Montréal en 2019

 

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Dernière mise à jour le : 27 septembre 2020