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« Le trouble du jeu vidéo » ajouté au classement de l’OMS, ouvre la voie à une meilleure reconnaissance de ce mal moderne

Trouble du jeu vidéo

Publication de la Classification internationale des maladies (CIM-11)

La dépendance aux jeux vidéo a été formellement reconnue comme maladie par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), lors de la publication de la Classification internationale des maladies (CIM-11), le 18 juin dernier. 

« Après avoir consulté des experts dans le monde entier, et avoir examiné la littérature de manière exhaustive, nous avons décidé que ce trouble devait être ajouté », a déclaré le directeur du département de la Santé mentale et des toxicomanies de l'OMS, Shekhar Saxena.

Poser le diagnostic

Pour qu’une personne reçoive un diagnostic de dépendance aux jeux vidéo, elle doit manifester un comportement assez sévère au point de nuire sérieusement à ses activités tant personnelles, sociales que professionnelles. L'OMS a expliqué que la classification du « trouble du jeu » en tant que condition distincte servira un objectif de santé publique pour que les pays soient mieux préparés à identifier ce problème.

Entrevue avec un chercheur de la Direction régionale de santé publique de Montréal

« On ne se réjouit jamais quand il y un problème de santé », souligne pour sa part Jean-François Biron, chercheur à la Direction régionale de santé publique de Montréal. La reconnaissance de cet enjeu permettra selon lui de mieux le définir et de mieux le comprendre.

Lorsqu'un personne joue à des jeux vidéo, il n'y a pas automatiquement cyberdépendance, les jeunes ont plus de temps que les adultes à consacrer aux jeux vidéo, par exemple. M. Biron rappelle que les adolescents sont à un âge caractérisé par la recherche de nouvelles expérimentations. « L’usage peut être transitoire. Un jeune peut se faire de nouveaux amis et arrêter de jouer », cite-t-il en exemple. L'important c'est d'être à l'affût des signes : le temps, l'isolement, l'incapacité d'arrêter de jouer. Il est donc essentiel de continuer à travailler en prévention.

Écouter l'entrevue avec Jean-François Biron, Ici Radio-Canada 

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