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Port obligatoire du casque de vélo : L’Institut national de santé publique du Québec fait volte-face

Recherche et règlementation concernant le port du casque de vélo

Avis

Dans un avis publié cette semaine, l’Institut national de santé publique (INSPQ) a officiellement renoncé au projet de port obligatoire du casque à vélo. Ce volte-face s’inscrit bien dans l’approche préconisée par la Direction régionale de santé publique de Montréal.

La probabilité d’être blessé et de subir une blessure à la tête, pour les cyclistes comme pour les autres usagers de la route, varie d’abord et fondamentalement avec l’exposition aux véhicules motorisés. Bien sûr, il est préférable de porter un casque à vélo pour diminuer son risque individuel de blessure à la tête. Cependant, un équipement de protection individuelle (ÉPI) tel que le casque ne prévient pas l’événement, par exemple la collision entre un véhicule motorisé et un cycliste, et ne protège aucunement des blessures cervicales, ni des blessures au tronc ou au bassin.

Force est de constater que les pays industrialisés où l’usage du vélo est le plus sécuritaire (et le plus fréquent) ont misé sur d’autres stratégies plus efficaces que le port du casque à vélo.

Depuis plus d’une dizaine d’années, la Direction régionale de santé publique propose une approche environnementale favorisant 

  • Une diminution de l’usage de l’automobile et une réallocation des ressources en faveur des transports actifs et collectifs;
  • Une généralisation des mesures d’apaisement de la circulation par des aménagements physiques qui réduisent la probabilité de collision ainsi que la sévérité des blessures;
  • L’amélioration des aménagements pour piétons, notamment pour la traversée des rues avec plusieurs voies de circulation;
  • Le développement d’un réseau étendu de pistes cyclables. c’est-à-dire de voies physiquement séparées de la circulation.

En résumé, il est préférable de porter un casque lorsqu’on circule à vélo mais, pour prévenir les blessures, les stratégies environnementales sont généralement les plus efficaces. Par-delà les interventions spécifiques, il est prioritaire de déployer des actions gouvernementales ciblant les déterminants structuraux de l’insécurité routière, notamment le volume de déplacements en automobile et les infrastructures routières.

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