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- Population, Professionnel, Réseau de la santé, Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM)

Une première au Québec - Création du Programme québécois de don vivant de rein

Création du Programme québécois de don vivant de rein

Le CHUM se voit confié la coordination du premier Programme québécois de don vivant de rein

La création du premier Programme québécois de don vivant de rein a été annoncée ce matin. La coordination de ce nouveau programme sera confiée au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).

Un mandat d'une durée de deux ans avait été confié au CHUM en 2016 afin de développer une initiative favorisant la greffe rénale avec donneur vivant. Ce projet pilote a permis de dresser un portrait de la situation et de déterminer les facteurs de succès, inspirés des centres les plus performants au Canada, pouvant être implantés au Québec, notamment la création d'un programme de don vivant de rein.

Le Programme québécois de don vivant de rein se déploiera sur cinq axes

  • Adhésion de tous les acteurs concernés à l'objectif d'augmenter le nombre de greffes à partir de dons vivants
  • Formation et information des professionnels de la santé, des patients et de leurs proches
  • Optimisation du processus d'évaluation des donneurs potentiels
  • Disponibilité du personnel et accès aux équipements nécessaires et aux salles d'opération dans des délais raisonnables
  • Soutien aux donneurs potentiels

Actuellement, le taux de donneurs vivants au Québec est deux fois inférieur à la moyenne canadienne. En raison du nombre insuffisant de reins disponibles pour la transplantation, la majorité des Québécois souffrant d'insuffisance rénale terminale n'a pas, pour l'instant, d'autre choix que de suivre un traitement de dialyse. Cependant, l'espérance de vie des patients en dialyse est limitée, avec un taux de survie après 5 ans d'environ 50 %.

Ajoutons que la durée de vie moyenne d'un greffon provenant d'un donneur vivant, soit 20 ans, est largement supérieure à celle d'un greffon provenant d'un donneur décédé, soit 12 ans.

Les objectifs sont d'atteindre, d'ici trois ans, un taux de greffes rénales par donneur vivant équivalent à la moyenne canadienne, soit 15 donneurs par million d'habitants et, d'ici 5 ans, de dépasser ce taux.

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