Santé Montréal

Information générale

Les interventions de santé publique s’intéressent plus particulièrement à deux types d’activité physique : l’activité physique de loisir et de transport, ce dernier constituant une façon d’insérer la pratique d’activité physique dans la routine quotidienne et de réduire la sédentarité. La notion de la sédentarité, autre composante du déterminant, renvoie à une faible dépense énergétique associée à une position assise prolongée. Le temps passé devant les écrans à des fins de loisirs ainsi que le temps passé en voiture sont de bons indicateurs de la sédentarité.

Bien que, chez un individu, la contribution de chacun des types d’activité physique varie selon des facteurs individuels, tels les compétences personnelles et le sentiment d’efficacité personnel, il n’en demeure pas moins que ce qui l’influence davantage au quotidien est d’abord et avant tout son environnement (politique, économique, socioculturel et physique). Par exemple :

  • L’accessibilité physique et économique à des activités et des installations de loisirs et de sports, ainsi que la disponibilité de l’offre sont parmi les principaux facteurs influençant la pratique d’activité physique de loisir.
  • La pratique d’activité physique de transport est, quant à elle, fortement influencée par la forme urbaine (densité, mixité, connectivité) et les caractéristiques des systèmes de transport. Si le transport actif est sécuritaire en soi, l’exposition aux véhicules motorisés en milieu urbain pose un risque accru de blessures. La sécurisation des déplacements actifs passe nécessairement par l’aménagement des quartiers et des infrastructures de transport.

Considérant l’importance de travailler au niveau des environnements, l’implication de partenaires, entre autres les commissions scolaires, les organismes communautaires, les services de garde éducatif à la petite enfance et le milieu municipal, est nécessaire pour mener à bien les interventions jugées prometteuses

La littérature indique clairement que, chez l’adulte, la pratique fréquente et ininterrompue d’activités physiques :

  • améliore et entretient la condition physique (aptitude cardiorespiratoire, endurance et puissance musculaires, flexibilité, etc.) et, ainsi, la capacité fonctionnelle
  • diminue le risque d’être atteint de divers problèmes de santé et d’en mourir prématurément (maladies cardiovasculaires dont l’hypertension artérielle et les accidents vasculaires cérébraux, diabète de type 2, dyslipidémie, ostéoporose, cancer du sein, du côlon et, à un degré moindre, du poumon et de l’endomètre)
  • facilite, si elle est combinée à une alimentation appropriée, le maintien d’un poids normal, la perte de poids lorsque nécessaire et le maintien du poids après amaigrissement
  • réduit le stress et les symptômes de la dépression
  • préserve les fonctions cognitives.

Bien que la pratique fréquente et ininterrompue d’activités physiques s’avère également bénéfique pour les jeunes, une trop grande proportion d’entre eux et d’entre elles ne font pas suffisamment d’exercice. La dimension physique et motrice est l’une des cinq dimensions du développement global de l’enfant. C’est à travers cette dimension que l’enfant explore son environnement, découvre la variété des actions et des possibilités de son corps.

Le jeu actif initié par l’enfant a un impact sur le développement global de l’enfant.

Le jeu actif correspond à toute activité ludique qui entraîne un mouvement. Il est libre, spontané, non dirigé par l’adulte et source de grand plaisir. Il peut prendre plusieurs formes en sollicitant différentes parties du corps de l’enfant à des intensités variées.

 

Favoriser le développement global des jeunes enfants au Québec

Favoriser le développement global des jeunes enfants au Québec : une vision partagée pour des interventions concertées

L’enfant dont les habiletés motrices de base ne sont pas suffisamment développées pour pouvoir réussir ce qu’il entreprend est moins susceptible de choisir un mode de vie actif. Les habiletés motrices de base sont idéalement acquises dans les cinq à sept premières années de vie. S’il est vrai que beaucoup d’enfants développent effectivement de bonnes habiletés physiques par essais et erreurs, ce n’est pas le cas pour bien d’autres, pour qui les conséquences peuvent être graves, soit d’avoir moins d’occasions de développer leurs habiletés et de s’améliorer, et de finir par être de plus en plus distancés par leurs pairs plus doués. Au bout du compte, bon nombre de ces enfants moins aptes physiquement cessent d’essayer et renoncent à pratiquer des activités physiques qui influenceraient positivement leur santé physique et émotionnelle. L’enfant qui bouge régulièrement est plus confiant en ses capacités physiques.

Plusieurs facteurs reliés à la modernité influencent la capacité des 0-5 ans à être actif ou sédentaire :

  • Augmentation de l’accessibilité aux écrans et aux divertissements sédentaires (tablette électronique, téléphone intelligent, ordinateur, jeux vidéo, DVD, etc.).
  • Accroissement par l’industrie de produits s’adressant directement aux bébés (chaînes de télévision spécialisées, téléphones intelligents, support à tablettes électroniques pour les sièges de bébés, etc.).
  • Augmentation des objets fabriqués qui contraignent les tout-petits à ne pas bouger (ex. poussette et siège de vélo) et augmentation du temps passé dans ces objets.

L’augmentation du temps d’écran semble avoir un impact négatif sur le développement des tout-petits. Des résultats d’études indiquent que ces habitudes télévisuelles nuisent à l’acquisition du langage et au développement psychomoteur, et entravent ainsi leur intégration sociale et leur réussite scolaire.

L’expression « temps d’écran » est considérée comme représentant le temps passé par un individu devant n’importe quel type d’écran. Il peut s’agir de téléphone intelligent, de tablette électronique, de télévision, de jeu vidéo, d’ordinateur, etc.

Pigeon, E., et Brunetti, V. (septembre 2016). Le temps d’écran, une autre habitude de vie associée à la santé, collection TOPO, no 12, p. 1-8 

Objectifs Montréalais d’ici 2021

  • Augmenter la proportion de la population qui atteint les recommandations en matière d’activité physique.
  • Réduire la sédentarité chez l’ensemble de la population de l’Île de Montréal.

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Éditée par : Santé publique.
Dernière mise à jour le : 2018.09.19