Santé Montréal

Information générale

Le bruit se définit comme l’ensemble des sons indésirables ainsi que les sons, dont le niveau est suffisant pour occasionner des effets nocifs sur la santé (Organisation mondiale de la santé, 2011). Le bruit environnemental est divisé en deux catégories selon qu’il provient de sources mobiles ou de sources fixes.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le bruit environnemental a des effets néfastes sur le bien-être et la santé des individus. Parmi ces effets, il y a : le dérangement (Organisation mondiale de la santé, 2011), la perturbation du sommeil (Organisation mondiale de la santé, 2009) et les maladies cardiovasculaires telles que l’hypertension, les accidents vasculaires cérébraux et les infarctus du myocarde (Babisch, 2014). 

Les travaux menés par la DRSP depuis 2010 ont révélé que dans une grande partie du territoire, même dans les secteurs résidentiels, les niveaux de bruit sont supérieurs à 55 dB(A), valeur recommandée par l’OMS pour préserver la qualité de vie des résidents et pouvant engendrer des effets néfastes. De plus, on constate qu’une plus grande proportion des ménages défavorisés sont exposés à des niveaux de bruit plus élevés que le reste de la population montréalaise.

Sur l’île de Montréal, un grand nombre d’individus sont exposés à des niveaux élevés de bruit. Ceci préoccupe la Santé publique, d’autant plus qu’il existe des inégalités importantes dans cette exposition.

Source de bruit environnemental

Le bruit dans l’environnement urbain peut être divisé en deux catégories.

Le bruit émis par les sources mobiles

Le bruit émis par des sources fixes et celui généré par les sources mobiles. Il peut être largement attribuable au transport. Une cartographie du bruit sur l’île de Montréal réalisée par la Direction de santé publique en 2014 laisse entrevoir que la circulation routière (voiture, camion, autobus) est une source majeure de bruit à Montréal. Le transport ferroviaire et le transport aérien sont également des sources importantes de bruit ambiant dans certains secteurs de Montréal. La problématique est accentuée par l’augmentation incessante du trafic routier sur l’île de Montréal. La construction de résidences à proximité d’infrastructures de transport déjà existantes contribue à augmenter le nombre de personnes exposées à des niveaux sonores élevés.

Le bruit émis par les sources fixes

Le bruit généré par les sources fixes (industries, commerces, festivals, bars, restaurants, gares de triage, sites de construction, systèmes de ventilation, etc.) provoque le plus grand pourcentage de plaintes soumises par la population.

L’intensité des effets du bruit sur la santé est toujours en fonction des niveaux de bruit et de la fréquence auxquels la population est exposée. Peu importe la source de bruit, la proportion de la population ressentant des effets sur la santé augmente d’une façon marquée à partir de valeurs guides déterminées par l’OMS de 55 dB(A), moyenné sur une période de 24 heures. C’est pourquoi l’OMS recommande une valeur de bruit de 55 dB(A) à ne pas dépasser à l’extérieur dans les milieux sensibles le jour. Pour la nuit, la valeur optimale recommandée par l’OMS est de 40 dB(A). Toutefois, devant la difficulté à atteindre cette cible en milieu urbain, l’OMS propose une cible intérimaire de 55 dB(A) pour les niveaux de bruit la nuit.

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Éditée par : Santé publique.
Dernière mise à jour le : 2018.06.13