Santé Montréal

Information générale

Sur l’île de Montréal, environ 85 000 ménages possèdent un foyer ou un poêle à bois. Durant la saison froide, lorsque les gens utilisent ces appareils, des substances chimiques sont émises dans l'environnement, ce qui affecte la qualité de l'air. De 2010 à 2014, les polluants émis par le chauffage résidentiel au bois ont contribué au smog hivernal durant un total de 87 jours.

Un feu de foyer dégage une fumée composée de plus d’une centaine de substances chimiques différentes :

  • particules fines, d’un diamètre inférieur à 2,5 micromètre (PM2.5);
  • monoxyde de carbone (CO);
  • composés organiques volatils (COV);
  • hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP);
  • oxydes d’azote (NOx);
  • de nombreux produits irritants.

Les particules fines peuvent pénétrer profondément dans les poumons et affecter la santé. En 2013, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a classé la pollution atmosphérique ainsi qu’une de ces composantes principales, la matière particulaire (dont les PM2.5),  comme étant cancérigène pour l’humain.

Les enfants sont plus vulnérables aux effets néfastes des PM2.5 car leurs systèmes respiratoire et immunitaire sont en plein développement. De plus, comme leur rythme respiratoire est plus élevé que celui des adultes, ils respirent plus de PM2.5 par kilogramme de poids corporel qu'un adulte.

Les personnes âgées sont également plus vulnérables aux effets néfastes des PM2.5; elles souffrent plus souvent de maladies chroniques (respiratoire, cardiaques, etc.) et les particules qu'elles respirent peuvent alors aggraver les symptômes de ces maladies.

En vue de réduire la pollution atmosphérique causée par le chauffage au bois, la Ville de Montréal a mis en place un Règlement concernant les appareils et les foyers permettant l’utilisation d’un combustible solide

Ce règlement vise :

  • Dès maintenant, l’interdiction d’utiliser des appareils à combustible solide lors d’un avertissement de smog
  • Dès le 1er octobre 2018, l’interdiction d’utiliser des appareils à combustibles solides, sauf s’ils possèdent une certification à l’effet qu’ils n’émettent pas plus de 2,5 grammes/heure de particules fines à l’atmosphère.

Éditée par : Santé publique.
Dernière mise à jour le : 2018.06.13