Santé Montréal

Coronavirus (COVID-19)

Maladie à coronavirus

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  • Nous rappelons que l’identification des personnes possiblement contagieuses au triage et la mise en place des mesures d’hygiène et d’étiquette respiratoire dans les urgences et les cliniques demeurent essentielles en tout temps pour prévenir la transmission.

À propos

Le 31 décembre 2019, un nouveau virus de la famille des Coronaviridae impliqué dans une série de cas de pneumonie atypique a été détecté dans la ville de Wuhan en Chine. Ce virus a été initialement nommé 2019-nCoV. Il porte désormais le nom de SARS-CoV-2. La maladie associée à ce virus est la COVID-19. L’OMS a déclaré une pandémie le 11 mars 2020. Le nombre de cas de COVID-19 augmente rapidement à Montréal. Les enquêtes épidémiologiques effectuées auprès des cas confirmés suggèrent qu’un fort pourcentage est dû à une transmission communautaire.

Transmission et incubation

Transmission

Les données scientifiques et épidémiologiques actuelles indiquent que le mode de transmission du SARS-CoV-2 semble se faire de façon prédominante via les gouttelettes lors d’un contact étroit prolongé ou par contact direct avec les gouttelettes des sécrétions respiratoires lors de toux ou d’éternuements de la personne.

De plus en plus de données épidémiologiques maintenant disponibles sur les cas répertoriés à travers le monde démontre que la grande majorité des cas ont été liés à une transmission de personne-à-personne lors d’un contact étroit sans protection avec une personne présentant des symptômes respiratoires (OMS 2020).

La transmission semble se faire via le contact direct avec les muqueuses des voies respiratoires supérieures et des conjonctives. La proportion de transmission par contact indirect via les surfaces n’est pas bien connue.

Toutefois, la transmission par voie aérienne opportuniste (fines gouttelettes de sécrétions respiratoires infectées aérosolisées lors des interventions médicales générant des aérosols) n’est pas encore bien définie et selon les données scientifiques actuelles, les experts ne peuvent se prononcer sur l’exclusion d’une transmission par cette voie. La contribution possible d’une transmission par voie aérienne dans certaines conditions doit donc être prise en compte notamment afin de limiter la transmission en présence de cas admis dans les milieux de soins.

Puisque des particules virales se retrouvent dans les selles, une transmission fécale-orale est aussi possible.

Incubation

Jusqu’à présent, la période d’incubation moyenne a été estimée entre 5 et 6 jours. Cependant, elle pourrait s’étendre jusqu’à 12,5 jours. Par prudence, on suggère aux fins de la recherche de l’exposition et de la surveillance des contacts de considérer une période de 14 jours. 

Note : ces éléments sont donnés à titre indicatif. Ces informations sont basées sur les données disponibles à l'heure actuelle et sont appelées à être précisées selon la diffusion de nouvelles connaissances. 

Signes et symptômes

Selon les données des questionnaires d’enquête auprès des cas confirmés de la région de Montréal, en date du 3 avril 2020 (n = 2027), les principaux symptômes sont : toux (73%), faiblesse généralisée (67%), céphalées (62%), fébrilité/frissons (57%), douleur (musculaire, thoracique, abdominale ou articulaire) (57%), fièvre (54%), écoulement nasal (41%), maux de gorge (40%), diarrhée (33%), dyspnée (30%), nausées ou vomissements (24%).

Nos enquêtes ont révélé une minorité de cas dont la présentation initiale était strictement digestive. L’anosmie et l’agueusie ont également été rapportées en lien avec le COVID-19.
Consultez l'avis de l'INESSS- COVID19 et symptômes gastrointestinaux (PDF).

Les signes radiologiques sont davantage décelables à la tomographie (75 % des cas) qu’à la radiographie simple (10-15 % des cas).

Priorisation pour les prélèvements

Puisque la transmission communautaire a conduit très rapidement à plusieurs milliers de personnes infectées, il est maintenant impossible de faire des tests à tous les patients atteints par la maladie.

En date du 30 mars 2020, le MSSS a établi un ordre de priorité en fonction de l’utilité d’un point de vue clinique et de santé publique, c’est-à-dire de leur valeur ajoutée pour atteindre les objectifs suivant :

Objectifs 

1. Assurer les soins optimaux aux patients les plus sérieusement atteints et fournir les données épidémiologiques les plus importantes pour les décisions de santé publique (P1
2. Maintenir l’intégrité du système de santé en détectant les personnes symptomatiques qui assurent la prestation des soins de santé et qui pourraient être impliqués dans des éclosions dans leur milieu de travail.(P2
3. Identifier les éclosions dans les milieux hébergeant les personnes avec le plus haut risque de complications.(P3
4. Identifier les éclosions dans les communautés éloignées, isolées ou des Premières Nations/Inuit qui ont un accès limité à un hôpital (P4
5. Maintenir l’intégrité du système des premiers répondants et des services essentiels (P5

 Les tests ne visent que les personnes présentant des symptômes compatibles avec une infection à SARS-CoV-2 :

Échelle de priositation

Échelle de priorisation Détail

P1

Les patients hospitalisés de même que les patients qui se présentent à l’urgence ayant une présentation clinique ou radiologique compatibles avec un diagnostic de COVID-19 (incluant les tests requis pour la levée d’isolement).

P2

Les professionnels symptomatiques de la santé en contact direct avec les patients, incluant les services ambulanciers symptomatiques ET susceptibles d’exposer ou d’avoir exposé la clientèle ou dont le retrait causerait un bris de service (incluant tests requis pour mesures de retour au travail). 

P3

Les résidents de CHSLD et RPA symptomatiques ou présence d’une éclosion potentielle d’infection respiratoire (au moins 2 cas) ou décès inattendu avec une cause respiratoire infectieuse suspectée; aussi, personnes habitant autres milieux à risque (ex : refuges pour itinérants, RI, etc). 

P4

Les personnes symptomatiques vivant dans les régions éloignées, les communautés isolées et venant des Premières Nations/Inuit qui ont un accès limité à un hôpital.

P5

Les premiers répondants ou travailleurs du système de sécurité publique (ex. : policiers et pompiers, agents des services correctionnels) symptomatiques et autres travailleurs fournissant des services jugés critiques/essentiels.

P6

Les personnes symptomatiques de la communauté sur autorisation du directeur de santé publique.

Précautions additionnelles

Les précaution additionnelles recommandées pour l’évaluation médicale par le Comité sur les infections nosocomiales du Québec (CINQ) sont : gouttelettes/contact. 

Les précautions pour la transmission par voie aérienne/contact sont recommandées dans les situations suivantes :  

  • Réalisation d’une intervention médicale générant des aérosols (IMGA)
    Note: l’écouvillonnage nasopharyngé n’est pas une IMGA. 
  • Évaluation médicale d’un patient qui rencontre un critère d’admission en soins intensifs (CINQ, 27 mars, version 5.1). 
    Note : ces situations nécessitent un transfert vers un centre hospitalier.

Prélèvements

Un TAAN pour SARS-CoV-2 pourra être effectué sur les prélèvements suivants : 

  • Prélèvements des voies respiratoires inférieures si possible : expectorations ou liquide de lavage bronchoalvéolaire ou aspiration endotrachéale
  • Prélèvements des voies respiratoires supérieures : aspiration ou prélèvements direct nasopharyngé ET oropharyngé à l’aide d’un écouvillon velouteux (flocked swab). 
    Utiliser un seul écouvillon pour effectuer à la fois le prélèvement de gorge et nasopharyngé. En l’absence d’écouvillon velouteux, les expectorations et les écouvillons de gorge à l’aide d’une tige de polyester sont acceptables. 

Le milieu clinique doit s’assurer de communiquer tout résultat négatif au patient.

Levée de l'isolement

Toutes les personnes symptomatiques doivent rester en isolement : 

  • Pour une période minimale de 14 jours suivant l’apparition des symptômes ET
  • Au moins 48h après résolution de la fièvre ET
  • Au moins 24h après résolution des symptômes.

Les cas confirmés de COVID-19 qui sont des travailleurs de la santé doivent rencontrer d’autres critères disponibles : consultez Les recommandations pour la levée des mesures d’isolement des travailleurs de la santé (PDF).
Voir aussi, les consignes d’isolement : santemontreal.ca/coronavirus.

Approche suggérée pour la levée de l’isolement

  Hospitalisé sans séjour aux soins intensifs Hospitalisé avec séjour aux soins intensifs ou immunosupprimé ou sous corticostéroïdes
Transfert vers un CHSLD, RI, CR  
  • Au moins 14 jours après le début de la maladie aiguë, absence de fièvre depuis 48 heures, absence de symptômes aigus depuis 24 heures.
  • PCR négatif sur 2 échantillons respiratoires consécutifs prélevés à au moins 24 heures d’intervalle.2, 3
 
 
  • Au moins 21 jours après le début de la maladie aiguë, absence de fièvre depuis 48 heures, absence de symptômes aigus depuis 24 heures.
  • PCR négatif sur 2 échantillons respiratoires consécutifs prélevés à au moins 24 heures d’intervalle.2, 3
 

Retour au domicile, une RPA ou un milieu d’hébergement avec des aires communes,
où réside une ou plusieurs personnes à risque de forme grave de la COVID-191

 
  • Au moins 14 jours après le début de la maladie aiguë, absence de fièvre depuis 48 heures, absence de symptômes aigus depuis 24 heures.
  • Dans les 7 jours qui suivent la levée de l’isolement, il est recommandé d’éviter les contacts rapprochés avec les personnes à risque de forme grave de la COVID-19.
 
 
  • Au moins 21 jours après le début de la maladie aiguë, absence de fièvre depuis 48 heures, absence de symptômes aigus depuis 24 heures.
  • Dans les 7 jours qui suivent la levée de l’isolement, il est recommandé de porter un masque et/ou d’éviter les contacts rapprochés avec les personnes à risque de forme grave.
 

Retour au domicile
où ne réside aucune personne à risque de forme grave de la COVID-19

 
  • Au moins 14 jours après le début de la maladie aiguë, absence de fièvre depuis 48 heures, absence de symptômes aigus depuis 24 heures.
 
 
  • Au moins 21 jours après le début de la maladie aiguë, absence de fièvre depuis 48 heures, absence de symptômes aigus depuis 24 heures.
 

1 Pour les patients qui ne sont pas en mesure de respecter les consignes d’isolement (ex. troubles cognitifs, démence) ; l’obtention de PCR négatif sur 2 échantillons respiratoires consécutifs prélevés à au moins 24 heures d’intervalle devrait être considérée.

2 Les échantillons respiratoires peuvent prélevés dès que les critères cliniques sont remplis. Si un échantillon est positif, attendre environ 48-96 heures avant de répéter le prélèvement.

3 Le médecin traitant est responsable d’assurer le suivi en lien avec les mesures de levée de l’isolement pour son patient. Le médecin traitant peut organiser les prélèvements pour son patient ou lui demander de contacter le 1-877-644-4545 pour obtenir un rendez-vous. Le milieu clinique doit s’assurer de communiquer tout résultat négatif au patient.

Signalement d'un décès

En cas de décès, faire parvenir par télécopieur le constat de décès (SP3) au 514 528-2461.

Il n’est plus nécessaire de signaler les cas de COVID-19 à la DRSP même en présence d’un tableau de maladie respiratoire sévère (MRSI). Par contre, continuer de signaler les MRSI causées par d’autres agents que le SARS-CoV-2 (ex. : MERS-CoV, influenza aviaire).

Outils d'information

Contenu disponible en langage des signes québécois (LSQ) :

Autres informations à venir

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Éditée par : Direction régionale de santé publique.
Dernière mise à jour le : 07 avril 2020