Santé Montréal

Gestion des épidémies et des éclosions

Information générale

Dans son mandat légal1, le directeur de santé publique est responsable dans sa région, entre autre, d’identifier les situations susceptibles de mettre en danger la santé de la population et de voir à la mise en place des mesures nécessaires à sa protection. 

Une des tâches importantes du directeur est l’investigation des épisodes épidémiques, des éclosions, des intoxications de groupe ou des urgences épidémiologiques pour répondre rapidement à un problème de santé publique urgent tout en s’appuyant sur une démarche scientifique. En effet, plusieurs phénomènes sanitaires urgents surviennent de manière subite à Montréal et peuvent représenter une menace importante à la santé de la population ou de sous groupe de la population.

Une épidémie est la survenue dans une communauté ou une région d’un nombre nettement plus élevé que prévu de cas d’une maladie, d’un comportement particulier lié à la santé ou d’autres événements liés à la santé dans une région et une période de temps spécifié. Au Québec, le terme éclosion est souvent utilisé pour désigner une épidémie, généralement de source commune, dans laquelle le nombre de personnes exposées et la durée d’exposition sont limités (p. ex., un nombre élevé de personnes développant une diarrhée après avoir participé à un buffet) [adapté de Last 2004]. Parfois, la présence de deux cas liés entre eux est suffisante pour déclarer une éclosion si la maladie causée par l’agent pathogène en cause n’est pas présent au Québec. Une intoxication de groupe survient lorsque plusieurs personnes sont exposées à un agent chimique causant des problèmes de santé importants. Une urgence épidémiologique survient lorsqu’un potentiel d’éclosion existe si des mesures ne sont pas mises en place (p. ex. une personne qui a une tuberculose pulmonaire contagieuse et qui transmet la maladie à d’autres).

Ainsi, bon an, mal an, 200 épidémies / éclosions / urgences épidémiologiques sont signalées au directeur à chaque année. De ce nombre, la moitié est due à des éclosions de gastroentérites, 30 à des éclosions de grippe se déroulant dans des établissements de soins, une quinzaine aux éclosions d’entérocoques résistant à la vancomycine survenant en centre hospitalier et dix sont attribuables à l’identification de personne atteintes d’une tuberculose pulmonaire contagieuse. Les 45 autres sont dues à une quarantaine d’agents biologiques dont plusieurs sont des maladies évitables par la vaccination (p. ex. : la rougeole, les oreillons, l’hépatite A). De plus, il y a une à deux intoxications de groupe annuellement dues au monoxyde de carbone ou aux irritants pulmonaires (p. ex. le chlore ou l’ammoniaque).

Toutes ces situations représentent des menaces à la santé des Montréalais si rien n’est fait.

 

1. Art 340 alinéa 6 de la Loi sur les services de santé et les services sociaux du Québec

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Éditée par : Santé publique.
Dernière mise à jour le : 2018.06.13