Santé Montréal

Maladie à virus Ébola (MVE)

Information générale

La maladie à virus Ebola (MVE) est une maladie rare, mais grave. Elle est mortelle dans 25 à 90% des cas. Le risque d’importation ou de transmission de l’infection au Québec est jugé très faible. Mais, par prudence, la Direction régionale de santé publique surveille de façon continue l’apparition de nouvelles éclosions pouvant représenter une menace pour la population.

Où survient la maladie à virus Ebola?

Trente éclosions de la MVE ont eu lieu depuis la découverte de ce virus en 1976 lors d’une éclosion dans une zone  rurale du nord du Zaïre (aujourd’hui la République démocratique du Congo) non loin d’une rivière du nom d’Ebola. Ces éclosions sont survenues principalement au Sudan, en République démocratique du Congo, en République du Congo, au Gabon et en Uganda. Ce virus a un potentiel épidémique important comme l’a démontré l’éclosion de 2013-2016 en Afrique de l’Ouest (impliquant la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone) avec 28 646 cas, dont 11 323 décès. L’ampleur de l’épidémie a d’ailleurs amené l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclarer le 8 août 2014 que celle-ci constituait une urgence de santé publique de portée internationale.

Comment la maladie se transmet-elle?

Le virus peut être transmis seulement à partir du moment où les symptômes apparaissent chez la personne malade. Le virus Ebola est présent dans le sang, les liquides biologiques ou les sécrétions (selles, vomissements, salive ou sperme) de la personne malade. La MVE se transmet principalement de personne à personne par contact direct (ex.: peau lésée, plaie ou muqueuse) avec les liquides organiques (ex. : sang, selles, salive, urine, sperme) d’une personne infectée (vivante ou décédée) ou par contact indirect avec des objets (ex.: aiguilles), surfaces, vêtements ou literie contaminés par le sang ou par les liquides organiques d’une personne infectée (vivante ou décédée). Les personnes les plus à risque de contracter la maladie sont les travailleurs de la santé, les membres de la famille et toute autre personne ayant des contacts directs avec une personne malade ou sa dépouille.

Y a-t-il un risque de transmission au Québec?

Le risque est très faible. Les conditions qui favorisent la transmission en Afrique ne sont pas présentes au Québec. De plus, le réseau de la santé du Québec prendra les mesures nécessaires pour éviter la transmission si une personne malade était hospitalisée. Les médecins et les laboratoires doivent immédiatement déclarer aux autorités de santé publique toute personne soupçonnée ou confirmée d’une MVE. 

Que fait la santé publique de Montréal?

Même si le risque est faible, La Direction de santé publique se prépare afin de prendre en charge un cas de MVE confirmé et ses contacts. Elle travaille en collaboration étroite avec ses partenaires, particulièrement les milieux de soins et Urgences-Santé qui peuvent avoir à évaluer ou à prendre en charge un cas de MVE.

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Éditée par : Santé publique.
Dernière mise à jour le : 2018.06.14