Santé Montréal

Statistiques

Selon les enquêtes populationnelles menées par la DRSP depuis 2010, environ 10 % des ménages montréalais rapportent la présence de moisissures visibles ou d’odeurs de moisissures dans leur logement. Ce chiffre ne représente cependant que les cas où des problèmes d’humidité excessive ou d’infiltrations d’eau ont conduit à une croissance de moisissures qui sont visibles sur les surfaces. En fait, selon ces mêmes enquêtes, près de la moitié des ménages à Montréal rapportent la présence d’au moins un indicateur d’humidité excessive.

La proportion de ménages rapportant l’un ou l’autre de ces indicateurs d’insalubrité varie de façon importante selon le quartier de résidence. Les ménages locataires sont davantage atteints, tout comme les ménages à faible revenu.

Concernant la santé de la population, l’étude chez les enfants montréalais âgés de 6 mois à 12 ans menée par la DRSP de Montréal a démontré que les moisissures et l’humidité excessive constituent le principal facteur de risque modifiable associé à la prévalence de l’asthme (en particulier de l’asthme non contrôlé et sévère), des infections respiratoires et de la rhinite allergique hivernale. Ainsi, chez les enfants montréalais âgés de 6 mois à 12 ans, les moisissures et les conditions d’humidité excessive dans le logement contribuent à 13 % et à 17 % des cas d’asthme actifs, non contrôlés et sévères, à 26 % des cas d’infections respiratoires et à 14 % des cas de rhinite hivernale. Sur l’île de Montréal, plus de 10 000 enfants souffrent d’un de ces trois problèmes de santé en lien avec les conditions d’humidité excessive dans leur logement.

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Éditée par : Santé publique.
Dernière mise à jour le : 2018.06.13