Santé Montréal

Information générale

S’alimenter sainement consiste à manger des aliments et des boissons de qualité, en quantité adéquate pour améliorer ou maintenir sa santé, en toute dignité, tout en retirant du plaisir, dans une perspective de développement durable.

  • La qualité fait référence aux choix alimentaires. C’est manger plus souvent des produits moins transformés comme des fruits et légumes, des produits laitiers et leurs substituts, des légumineuses et des produits céréaliers de grains entiers. Cela signifie également manger moins souvent des aliments riches en gras, sel et sucre.
  • La quantité fait référence aux apports alimentaires, c’est-à-dire manger des aliments en quantité adéquate pour répondre à ses besoins physiologiques.
  • La dignité fait référence au droit à l’alimentation et implique que les aliments sont obtenus de façon socialement acceptable (vs la charité).
  • Le plaisir fait référence au fait que les aliments sont attrayants, savoureux et consommés sans culpabilité ou obligation.
  • La perspective de développement durable ne constitue pas un enjeu prioritaire mais face à des choix, l’option qui favorise le développement durable est privilégiée. 

Les habitudes alimentaires sont influencées par les environnements auxquels les consommateurs sont exposés. C’est pourquoi il est essentiel d’intervenir afin de rendre les choix alimentaires sains plus faciles à faire et ceux moins sains, plus difficiles. Les interventions structurantes sur les environnements, c’est-à-dire celles qui modifient des facteurs ou des conditions agissant en amont des comportements alimentaires sont à privilégier. Par exemple, pensons à l’offre de boissons et d’aliments sains dans les milieux de garde, les écoles, les quartiers, les établissements de santé, etc. 

Le revenu des ménages constitue une contrainte à la sécurité alimentaire. Les personnes à faible revenu sont plus à risque d’insécurité alimentaire. Plus le revenu ou la scolarité augmentent, plus les Montréalais sont susceptibles de consommer des fruits et légumes cinq fois et plus par jour. L’insécurité alimentaire peut varier de marginale (inquiétude de manquer de nourriture ou limitation de la sélection d’aliments) à grave (repas sautés, consommation réduite). Plusieurs Montréalais cumulent des obstacles économiques et géographiques pour se procurer des aliments sains, tels que des fruits et légumes. Plusieurs facteurs sociaux influencent les comportements individuels tels que l’entourage, le réseau social, les rites, les coutumes, les croyances et les normes sociales, notamment celles véhiculées par les médias. De plus, l’âge, les préférences alimentaires, les modèles comportementaux, de même que les compétences culinaires et alimentaires ont des répercussions sur les habitudes alimentaires. 

Chez les enfants et les jeunes, la saine alimentation permet un développement optimal et contribue à la réussite et à la persévérance scolaire. Au cours de l’enfance et de l’adolescence, les jeunes adoptent des habitudes de vie déterminantes pour leur développement et leur santé. À l’inverse, de nombreux problèmes de santé sont associés à la piètre qualité de l’alimentation ou la quantité inadéquate d’aliments consommés (trop ou pas assez), et ce, tout au long de la vie. L’alimentation déséquilibrée est un facteur de risque pour le diabète, les maladies cardiaques, l’hypertension, les dyslipidémies, le surplus de poids, la carie dentaire, l’érosion dentaire, le cancer et l’ostéoporose. De plus, le fait d’être préoccupé par son poids entraîne souvent des comportements alimentaires malsains qui contribuent à l’augmentation du poids plutôt qu’à sa réduction.

Objectifs Montréalais d’ici 2021

  • Augmenter la proportion de la population qui consomme quotidiennement des aliments nutritifs, spécifiquement des fruits (excluant les jus) et des légumes.
  • Diminuer les écarts de consommation d’aliments nutritifs entre les divers groupes socioéconomiques.
  • Diminuer la proportion de la population qui consomme quotidiennement des aliments riches en gras, en sel et en sucre, dont les boissons sucrées.
  • Diminuer les écarts de consommation d’aliments riches en gras, en sel et en sucre, dont les boissons sucrées, entre les divers groupes socioéconomiques.
  • Diminuer la proportion de Montréalais qui ont des comportements potentiellement dangereux (sauter des repas, jeûner, prendre des laxatifs, consommer des produits naturels, etc.) pour des raisons liées au poids ou à l’image corporelle.

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Éditée par : Santé publique.
Dernière mise à jour le : 2018.06.13