Santé Montréal

Information générale

Le développement industriel et commercial des débuts de l'industrialisation (milieu du 19e siècle) jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale est responsable de la contamination actuelle des sols et de l'eau souterraine de ces zones industrialisées. Par ailleurs, les berges montréalaises ont souvent été remblayées afin d'agrandir le territoire, mais les matériaux utilisés pour le remblayage étaient souvent constitués de déchets issus des activités environnantes. C'est également le cas de plusieurs petites carrières de pierres utilisées à l'époque pour la construction des édifices et qui ont ensuite été remplies de divers types de déchets (voir Anciennes carrières). Le développement de la ville s'est fait sur ces types de terrains à une époque où la réglementation en matière de sols contaminés n'existait pas. Les contaminants présents dans ces sols sont principalement des métaux, des hydrocarbures pétroliers et des hydrocarbures aromatiques polycycliques.

Ces contaminants peuvent présenter des risques à la santé si une personne est très fortement exposée aux sols contaminés via l'inhalation de particules remises en suspension, l'ingestion involontaire de sols ou le contact cutané avec les sols. Toute barrière, telle la présence d'un aménagement paysager, d'une couche d'asphalte ou d'une dalle de béton, empêche généralement de tels contacts. Des précautions supplémentaires doivent cependant être prises en présence de contaminants mobiles dans les sols et qui peuvent s'infiltrer à l'intérieur des bâtiments.

Donc peuvent être de deux types :

Information aux résidants qui demeurent sur des terrains contaminés sur les risques à la santé. À partir des données de caractérisation disponibles, la DRSP peut suggérer différents moyens de réduire l'exposition aux contaminants des sols.

Nouveaux projets de construction sur des terrains contaminés : Au Québec, le projet de loi 72 adopté en 2002 (Loi modifiant la Loi sur la qualité de l'environnement et d’autres dispositions législatives relativement à la protection et à la réhabilitation des terrains) et le Règlement sur la protection et la réhabilitation des terrains en vigueur depuis 2003 constituent les principales dispositions qui visent à réduire l'exposition de la population lors de nouvelles constructions sur ces terrains contaminés. Deux stratégies peuvent être utilisées par les promoteurs de projets de construction :

  • Décontamination complète des terrains contaminés : Le promoteur du projet de construction doit caractériser le terrain et décontaminer les secteurs qui présentent des dépassements des valeurs limites des différents contaminants en fonction de l'usage prévu du terrain (résidentiel, commercial et industriel). Le ministère du Développement Durable, de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques (MDDELCC) gère alors seul ces projets.
  • Réhabilitation des terrains contaminés selon une évaluation des risques toxicologiques, écotoxicologiques et des impacts sur les eaux souterraines : Les conclusions des évaluations de risques toxicologiques, écotoxicologiques et d'impacts sur les eaux souterraines réalisées pour le projet de construction permettent de déterminer les secteurs à décontaminer, les secteurs où une partie des sols contaminés peut être laissée en place ainsi que les mesures de mitigation à mettre en place (généralement un recouvrement par une certaine épaisseur de sol propre). Les sols contaminés par les hydrocarbures pétroliers et par d'autres substances mobiles dans les sols doivent cependant être excavés et éliminés hors site. L'information concernant les sols contaminés résiduels qui demeurent en place ainsi que les mesures de mitigation à respecter est transmise aux futurs propriétaires et demeurera toujours disponible au Registre foncier du Québec. La DRSP participe au Groupe technique d’évaluation (GTE) du MDDELCC pour les projets qui impliquent l’exposition potentielle de la population aux terrains contaminés (projets résidentiels ou parcs) sur le territoire de l’île de Montréal.

Cette information vous a-t-elle été utile?.

Oui.

Non.

Envoyer.

Éditée par : Santé publique.
Dernière mise à jour le : 2018.06.13