Santé Montréal

Information générale

Description

Le virus du Nil occidental (VNO) a été découvert en 1937 dans la région du Nil occidental, d’où vient son nom, au nord de l’Ouganda. Ce virus est présent dans plusieurs pays du monde. Toutefois, ce n’est qu’en 1999 que le VNO a fait son apparition en Amérique du Nord dans la ville de New York. Le virus s’est répandu rapidement aux États-Unis et les premiers cas ont été recensés au Québec en 2002.

Depuis, deux pics de transmission du VNO ont été observés (en 2012 et en 2018) entrecoupés de plusieurs années de faible activité. Pour ces années, entre 60 et 70% des cas déclarés avaient une atteinte neurologique. La majorité des cas d’infection par le VNO peuvent survenir entre les mois de juillet et octobre mais ils sont habituellement concentrés en août et septembre. Les mesures de protection personnelle contre les piqûres de moustiques demeurent la meilleure prévention contre les infections transmises par le VNO. Elles sont particulièrement importantes pour les personnes âgées de plus de 50 ans et celles ayant une maladie chronique (ex.: diabète, cancer, maladie cardiaque, immunodépression) car elles présentent un risque plus élevé de maladies graves neuro-invasives .

Le programme gouvernemental prévoit une surveillance des cas humains d’infection par le VNO et la surveillance des moustiques dans plusieurs secteurs de l’île de Montréal

Transmission

Le virus du Nil occidental (VNO) se transmet par la piqûre de certains moustiques.

Infection par le VNO

  • La majorité des cas infectés par le VNO depuis 2011 ont été recensés en milieu urbain.
  • La grande majorité des cas infectés par le VNO sont asymptomatique.
  • Dans environ 20 % des cas, des symptômes bénins apparaissent tels qu’une fièvre, des céphalés, parfois accompagnés de myalgies ou d'une éruption maculopapulaire. Il s’écoule généralement entre 2 et 14 jours entre la piqûre de moustique infecté et les premiers symptômes.
  • Moins de 1 % des cas, soit environ 1 personne sur 150,  présente des atteintes neurologiques graves (ex. : encéphalite, méningite virale, paralysie flasque aiguë, mouvements anormaux, parkinsonisme ou syndrome de type parkinsonien, autres syndromes neurologiques). La maladie peut laisser des séquelles comme un problème de coordination, de la faiblesse et un dysfonctionnement cognitif. Le décès survient dans 4 à 14 % des personnes qui développent la maladie grave.

Personnes à risque de développer des complications

  • Les personnes âgées de 50 ans et plus
  • Les personnes dont le système immunitaire est affaibli par une autre maladie

Vaccin et traitement

Il n’y a pas de vaccin humain à l’heure actuelle ni de traitement spécifique. 

Mesures de protection personnelle

  • Utiliser des chasse-moustiques à base de DEET ou d'icaridine selon les indications du fabricant. Un chasse-moustiques doit être appliqué en petite quantité uniquement sur les parties du corps non protégées par des vêtements. Chez les enfants, l’application des chasse-moustiques doit être modérée et peut être faite sur le chapeau ou sur la casquette afin d’éviter les piqûres à la tête ou au visage; on ne recommande pas l’utilisation de chasse-moustiques chez les bébés de moins de 6 mois.
  • Porter des vêtements longs aux couleurs claires lorsque les moustiques sont abondants, lors d’activités de plein air de fin de journée.
  • Installer une moustiquaire aux fenêtres des maisons, tentes, etc.

Mesures pour réduire les gîtes larvaires

  • Éliminer l’eau qui s’accumule dans des objets extérieurs tels les chaudières, les barils et les vieux pneus.
  • Entretenir la piscine et éliminer l’eau qui s’accumule sur la toile la recouvrant, lorsque la piscine est utilisée, la circulation d’eau créée par le filtre empêche les moustiques de s’y installer.
  • Couvrir les poubelles et installer une moustiquaire sur les réservoirs d’eau de pluie.
  • Placer des poissons qui mangent les larves de moustiques dans les étangs décoratifs.

Il est important de mentionner que les moustiques peuvent se reproduire partout où de l’eau stagne, même si la quantité d’eau est minime.

Cette information vous a-t-elle été utile?.

Éditée par : Santé publique.
Dernière mise à jour le : 12 novembre 2019