Santé Montréal

Information générale

Description

Le virus du Nil occidental (VNO) a été découvert en 1937 dans la région du Nil occidental, d’où vient son nom, au nord de l’Ouganda. Ce virus est présent dans plusieurs pays du monde. Toutefois, ce n’est qu’en 1999 que le VNO a fait son apparition en Amérique du Nord dans la ville de New York. Le virus s’est répandu rapidement aux États-Unis et les premiers cas ont été recensés au Québec en 2002. Rapidement, les autorités québécoises ont créé un système de surveillance et un plan d’intervention qui a été opérationnel dès 2003. Des mesures de prévention ont été mises en place et la population a été informée de l’arrivée de ce nouveau virus et des moyens pour éviter de se faire piquer par les moustiques porteurs du VNO. Très peu de cas ont été rapportés de 2006 à 2010 dans la province. Considérant le déclin du nombre de cas humains documentés entre 2006 et 2010, la surveillance des moustiques a été cessée ainsi que l’utilisation des larvicides et la collecte des oiseaux morts. 

À partir de 2011, le Québec a connu une recrudescence du nombre de cas de VNO chez les humains, atteignant 42 cas en 2011, 134 cas en 2012 et 32 cas en 2013. Ces cas sont survenus dans plusieurs régions du Québec incluant Montréal. Les cas surviennent au cours de la période estivale et se poursuivent jusqu'à l'automne avant les premières gelées. 

Le programme gouvernemental prévoit une surveillance des cas humains d’infection par le VNO et la surveillance des moustiques dans plusieurs secteurs de l’île de Montréal

Pour les années 2014 à 2016, moins de 10 cas d’infection par le VNO par année ont été déclarés.

Transmission

Le virus du Nil occidental (VNO) se transmet par la piqûre de certains moustiques.

Infection par le VNO

  • La majorité des cas infectés par le VNO depuis 2011 ont été recensés en milieu urbain.
  • Dans la grande majorité des cas, les personnes qui se font piquer par des moustiques infectés ne développent pas la maladie. 
  • Dans environ 20 % des cas, des symptômes légers apparaissent tels qu’une fièvre, des maux de tête, parfois accompagnés de douleurs musculaires, des boutons ou rougeurs. Il s’écoule généralement entre 2 et 14 jours avant que les premiers symptômes n’apparaissent.
  • Dans moins de 1 % des cas, soit environ 1 personne sur 150, une maladie grave se développe et comporte des symptômes neurologiques. Un diagnostic tel qu’une méningite ou une encéphalite est posé. La maladie peut laisser des séquelles comme un problème de coordination, de la faiblesse et un dysfonctionnement cognitif. Le décès survient dans 4 à 14 % des personnes qui développent la maladie grave.

Personnes à risque de développer des complications

  • Les personnes âgées de 50 ans et plus
  • Les personnes dont le système immunitaire est affaibli par une autre maladie

Vaccin et traitement

Il n’y a pas de vaccin humain à l’heure actuelle ni de traitement spécifique. Les personnes qui développent une maladie grave reçoivent les soins pour stabiliser et améliorer leur état de santé.

Mesures de protection personnelle

  • Utiliser des chasse-moustiques à base de DEET, d'icaridine ou d’eucalyptus citron selon les indications du fabricant. Un chasse-moustiques doit être appliqué en petite quantité uniquement sur les parties du corps non protégées par des vêtements. Chez les enfants, l’application des chasse-moustiques doit être modérée et peut être faite sur le chapeau ou sur la casquette afin d’éviter les piqûres à la tête ou au visage; on ne recommande pas l’utilisation de chasse-moustiques chez les bébés de moins de 6 mois.
  • Porter des vêtements longs aux couleurs claires lorsque les moustiques sont abondants, lors d’activités de plein air de fin de journée.
  • Installer une moustiquaire aux fenêtres des maisons, tentes, etc.

Mesures pour réduire les gîtes larvaires

  • Éliminer l’eau qui s’accumule dans des objets extérieurs tels les chaudières, les barils et les vieux pneus.
  • Entretenir la piscine et éliminer l’eau qui s’accumule sur la toile la recouvrant, lorsque la piscine est utilisée, la circulation d’eau créée par le filtre empêche les moustiques de s’y installer.
  • Couvrir les poubelles et installer une moustiquaire sur les réservoirs d’eau de pluie.
  • Placer des poissons qui mangent les larves de moustiques dans les étangs décoratifs.

Il est important de mentionner que les moustiques peuvent se reproduire partout où de l’eau stagne, même si la quantité d’eau est minime.

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Éditée par : Santé publique.
Dernière mise à jour le : 2018.06.14